Climage

FERNAND MELGAR, CINÉASTE

«Je n’ai pas voulu faire un film sur la mort, mais un film sur la vie – dont la mort est une étape fondamentale. Ce que j’ai voulu montrer touche plutôt à la question de la dignité humaine.

Ce qui m’est apparu, lorsque j’ai approché l’association EXIT, c’est que je devais parler surtout de ses accompagnateurs. Qui sont ces gens qui prennent sur eux d’aider un de leurs semblables à mourir? Et comment ces bénévoles le vivent-ils? Voilà ce que j’ai voulu documenter, à l’exclusion de toute propagande en faveur de l’association. En tant que documentariste, j’essaie de montrer le monde tel qu’il est, sans multiplier les prises ni rien faire «jouer» à ceux que je filme.
Je ne force jamais la porte, je ne vole pas d’images. J’ai besoin d’une relation de confiance pour comprendre l’autre.

J’ai rencontré quantité de gens et découvert autant de situations, mais je ne souhaitais pas accumuler les anecdotes ni donner dans le voyeurisme. Je voulais éviter qu’on soit submergé par l’émotion, qu’on oublie l’essentiel: affronter de face notre propre fin. Je montre une série de cas pour inciter le spectateur à réfléchir. À se dire: cette personne à l’écran, c’est mon père, mon frère ou moi-même.

J’aimerais que mon film fasse réfléchir à des questions qu’on évacue le plus souvent. De même que les rites funéraires disparaissent, tout ce qui touche à la mort est escamoté ou esquivé. Alors que dire de la mort volontaire? Peut-on s’affranchir du sacré de la vie? Dans une société qui tend à tout maîtriser, EXIT nous pose cette question d’ordre intime : choisir sa mort n’est-ce pas notre ultime liberté?»


Dossier de presse (PDF)

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